Bonjour à tous, j'ai lu pas mal de choses et d'interrogations à propos des nouveaux Dobson serruriers d'Explore Scientific, et peu de retours sur le 400, donc, voici quelques impressions sur celui que je viens de recevoir il y a maintenant plus de deux semaines en remplacement d'un GSO 300 version «*deluxe*». Deux semaines de nuages, évidemment :)
Cahier des charges sommaire*:
- Utilisation*: visuel, sud Fontainebleau, Morvan et Bretagne
- Avoir un télescope transportable*: Bien que pesant seulement 20 kg, l'encombrement du tube du GSO 300 le rend difficile à transporter, en particulier quand on veut le charger dans une berline standard. Il reste peu de place dans la voiture et chaque manipulation se ressent au niveau des lombaires…
- Disposer de plus de surface*: à force de regarder dans le télescope des autres la diamétrite vous prend.
- Budget de 2000 euros, ce qui n'est pas possible avec un télescope d'artisan doté des mêmes miroirs, sauf occasion
- Possibilité ultérieure d'amélioration du miroir par retouche et aluminure
Réception*:
Emballage impeccable, arrivé dans un seul carton sur palette, documentation en anglais, relativement bien faite. Contact très bon avec le vendeur du «*Moulin*» ...
- Des restes de limaille de fer dans les deux caisses, sans conséquence mais ils auraient pu passer un coup d'aspirateur chez ES...
- Au niveau de la visserie, ça fonctionne mais on aurait pu imaginer quelque chose de plus haut de gamme à peu de frais je pense, en particulier au niveau des vis qui frottent contre les tourillons métalliques. A ce niveau un manchon en plastique n'aurait pas coûté trop cher.
- Vérification de la liberté du primaire dans le barillet, 9 points de contact, je n'ai pas trop regardé le système de maintien.
Améliorations*:
- Achat de papier de soie pour recouvrir le miroir primaire, c'est conseillé dans la notice, je ne sais pas si d'autres pratiquent ainsi et si c'est recommandé. Le papier est simplement posé au dessus, il n'y a pas contact.
- Modification de la mousse blanche de la boîte du primaire afin de la surélever au dessus du miroir et protéger ce dernier sans le toucher. Le système initial est très bien pour la livraison mais trop proche du miroir à mon goût pour l'utilisation normale. La modification consiste à séparer en deux ce couvercle en mousse pour le rendre moins épais puis insérer des cales en mousse récupérées dans l'emballage au quatre coins de la boîte du primaire pour surélever l'ensemble à quelques centimètres au dessus du miroir.
- Le miroir primaire n'a pas d’œillet… Un peu dommage, j'ai donc centré un œillet avec la méthode du disque en papier plié, en espérant que la marge d'erreur est acceptable.
- Découpage d'un tapis de sol décathlon afin de confectionner un manchon pour protéger le secondaire.
- Base du telrad fixée le long du support du chercheur, c'est juste la bonne taille.
- Achat dans les petites annonces d'un chercheur 8x50 coudé pour remplacer le
point rouge indigent livré avec le scope ;)
- Achat d'une jupe Geoptik pour Nadirus à 47 Euros chez TS, pas encore reçue
- Pastilles de couleurs sur les tubes et les tourillons pour repérer les positions
- Élastiques pour les tubes de manière à éviter de se les prendre sur la tête au montage.
- Achat d'un étui à cannes à pêche pour les tubes et la tringle de collimation (Decathlon, environ 10 euros)
- Achat d'une boîte pour la visserie
- Achat d'un tapis de sol 50x60 pas trop épais pour poser la base et éviter d'endommager le revêtement de friction (Carrefour, 10 euros)
Transport*:
Dimensions de la base*: 55 x 55 x 32
Boîte primaire*: 49 x 50 x 30
La caisse du primaire est moins encombrante que le tube du GSO et évite les contorsions périlleuses pour le rangement mais c'est quand même lourd à transporter seul, j'envisage un système de sangles pour éviter de trop plier le dos.
Je transporte parfois la cage du primaire en tenant par les tourillons, ça semble plus simple pour le poser sur la base.
La base est légère, aucun problème, on peut mettre la cage du secondaire dedans.
Montage / démontage*:
20 minutes seul et sans se presser, on doit pouvoir mieux faire. Comme indiqué dans la notice, il faut s'entraîner à l'intérieur.
J'estime qu'il faut absolument prévoir la protection des miroirs sinon le risque de laisser tomber une vis dessus est trop grand, les élastiques cités plus haut pour maintenir les tubes sont à la réflexion vraiment indispensables si on veut monter la cage du secondaire seul avec sérénité.
Contrairement aux défauts potentiels évoqués dans les billets des forums, je trouve ça très rigide, ça ne bouge pas. Pour la visserie, si on y va doucement et sans forcer ça devrait résister au temps.
Sensibilité au vent*: bien plus faible que le GSO, c'est un avantage certain.
Avec Telrad, un UWAN28 de 1 kg ou binoculaire aucun problème d'équilibrage. Pas encore essayé avec un correcteur de coma et le chercheur optique supplémentaire que je vais ajouter, mais ça me semble tout à fait jouable.
Les mouvements sont doux sans être trop fluides, pour moi c'est parfait*: le suivi à 450x est tout à fait possible, ça ne vibre pas.
Collimation*:
C'est bien plus facile qu'avec un GSO, pas besoin d'outil pour le secondaire et on peut collimater avec l’œil dans l'oculaire. La tringle aurait été légèrement plus longue ç'aurait été parfait.
La collimation ne bouge pas quand on change l'altitude et quand on manipule l'engin*: le point du laser est immobile durant les diverses manipulations.
Après remontage et démontage, les tubes étant marqués et replacés de manière identique, la collimation ne bouge quasiment pas.
Le porte oculaire est sérieux, doux, du même niveau que le GSO, rien à dire pour le prix
Les ventilateurs sont sérieux et je pense utile car il faut plus d'une heure pour la mise en température (en ce moment je passe le tube de 20° à 0° )
Observation*:
Première bonne surprise*: la binoculaire William Optic passe dès la barlow 1,6 x avec deux supports de filtres rallongeant d'environ 1 cm, alors que sur le GSO il fallait cette fois la barlow 2x avec la même astuce. Pour la binoculaire, j'utilise le réducteur rabaissé de Baader, qui fait également gagner quelques millimètres de backfocus.
La coma est acceptable sur l' UWAN 28, gênante sur l'UWAN 16 (j'avais le même problème avec le GSO) et légèrement perceptible sur les bords du Nagler 11. Je pense donc trouver un remplaçant à l' UWAN 16 plutôt que d'investir dans une correcteur de coma, on verra.
Le miroir*: à première vue, même niveau de qualité que le GSO, sur Jupiter ça semble diffuser tout autant, mais ça sera à confirmer. Depuis que j'ai l'habitude de regarder au club dans le 400 d'un collègue qui provient de chez F.Grière, ça rend difficile ;)
Il faut vraiment attendre pour que le miroir soit bien en température, ensuite, les étoiles sont bien piquées, l'araignée donne des aigrettes bien nettes, pas d astigmatisme. Pour le test sur étoile je n'ai pas eu les conditions suffisantes et ne suis pas un expert dans la lecture de l'intra / extra focale. Il m'a cependant semblé voir moins de différences que dans le GSO, tout m'a semblé très net, bien concentrique.
Premier bilan*:
1 – Explore Scientific ferait quelques efforts au niveau de la visserie, de la finition et proposerait une jupe ce serait le télescope parfait pour moi, même si légèrement plus cher.
2 - Le miroir est plus grand et pourtant on dispose de beaucoup plus de place dans la voiture, contrairement au GSO 300.
3 - Ma conclusion provisoire est qu'un télescope de 1000 euros de plus ne me ferait pas mieux voir le ciel. Les Sud Dobson, MF Dobson, Sumerian etc sont superbes, mais à ce prix disposent de miroirs équivalents à l'ES16.
4 - Par rapport au GSO 300, le niveau de qualité est équivalent sinon supérieur, en particulier au niveau de la base et de la stabilité.
Le cahier des charges est donc bien rempli en ce qui me concerne, j'espère lire d'autres retours d'expérience, afin de confirmer ou d'infirmer ces premières impressions.
Cahier des charges sommaire*:
- Utilisation*: visuel, sud Fontainebleau, Morvan et Bretagne
- Avoir un télescope transportable*: Bien que pesant seulement 20 kg, l'encombrement du tube du GSO 300 le rend difficile à transporter, en particulier quand on veut le charger dans une berline standard. Il reste peu de place dans la voiture et chaque manipulation se ressent au niveau des lombaires…
- Disposer de plus de surface*: à force de regarder dans le télescope des autres la diamétrite vous prend.
- Budget de 2000 euros, ce qui n'est pas possible avec un télescope d'artisan doté des mêmes miroirs, sauf occasion
- Possibilité ultérieure d'amélioration du miroir par retouche et aluminure
Réception*:
Emballage impeccable, arrivé dans un seul carton sur palette, documentation en anglais, relativement bien faite. Contact très bon avec le vendeur du «*Moulin*» ...
- Des restes de limaille de fer dans les deux caisses, sans conséquence mais ils auraient pu passer un coup d'aspirateur chez ES...
- Au niveau de la visserie, ça fonctionne mais on aurait pu imaginer quelque chose de plus haut de gamme à peu de frais je pense, en particulier au niveau des vis qui frottent contre les tourillons métalliques. A ce niveau un manchon en plastique n'aurait pas coûté trop cher.
- Vérification de la liberté du primaire dans le barillet, 9 points de contact, je n'ai pas trop regardé le système de maintien.
Améliorations*:
- Achat de papier de soie pour recouvrir le miroir primaire, c'est conseillé dans la notice, je ne sais pas si d'autres pratiquent ainsi et si c'est recommandé. Le papier est simplement posé au dessus, il n'y a pas contact.
- Modification de la mousse blanche de la boîte du primaire afin de la surélever au dessus du miroir et protéger ce dernier sans le toucher. Le système initial est très bien pour la livraison mais trop proche du miroir à mon goût pour l'utilisation normale. La modification consiste à séparer en deux ce couvercle en mousse pour le rendre moins épais puis insérer des cales en mousse récupérées dans l'emballage au quatre coins de la boîte du primaire pour surélever l'ensemble à quelques centimètres au dessus du miroir.
- Le miroir primaire n'a pas d’œillet… Un peu dommage, j'ai donc centré un œillet avec la méthode du disque en papier plié, en espérant que la marge d'erreur est acceptable.
- Découpage d'un tapis de sol décathlon afin de confectionner un manchon pour protéger le secondaire.
- Base du telrad fixée le long du support du chercheur, c'est juste la bonne taille.
- Achat dans les petites annonces d'un chercheur 8x50 coudé pour remplacer le
point rouge indigent livré avec le scope ;)
- Achat d'une jupe Geoptik pour Nadirus à 47 Euros chez TS, pas encore reçue
- Pastilles de couleurs sur les tubes et les tourillons pour repérer les positions
- Élastiques pour les tubes de manière à éviter de se les prendre sur la tête au montage.
- Achat d'un étui à cannes à pêche pour les tubes et la tringle de collimation (Decathlon, environ 10 euros)
- Achat d'une boîte pour la visserie
- Achat d'un tapis de sol 50x60 pas trop épais pour poser la base et éviter d'endommager le revêtement de friction (Carrefour, 10 euros)
Transport*:
Dimensions de la base*: 55 x 55 x 32
Boîte primaire*: 49 x 50 x 30
La caisse du primaire est moins encombrante que le tube du GSO et évite les contorsions périlleuses pour le rangement mais c'est quand même lourd à transporter seul, j'envisage un système de sangles pour éviter de trop plier le dos.
Je transporte parfois la cage du primaire en tenant par les tourillons, ça semble plus simple pour le poser sur la base.
La base est légère, aucun problème, on peut mettre la cage du secondaire dedans.
Montage / démontage*:
20 minutes seul et sans se presser, on doit pouvoir mieux faire. Comme indiqué dans la notice, il faut s'entraîner à l'intérieur.
J'estime qu'il faut absolument prévoir la protection des miroirs sinon le risque de laisser tomber une vis dessus est trop grand, les élastiques cités plus haut pour maintenir les tubes sont à la réflexion vraiment indispensables si on veut monter la cage du secondaire seul avec sérénité.
Contrairement aux défauts potentiels évoqués dans les billets des forums, je trouve ça très rigide, ça ne bouge pas. Pour la visserie, si on y va doucement et sans forcer ça devrait résister au temps.
Sensibilité au vent*: bien plus faible que le GSO, c'est un avantage certain.
Avec Telrad, un UWAN28 de 1 kg ou binoculaire aucun problème d'équilibrage. Pas encore essayé avec un correcteur de coma et le chercheur optique supplémentaire que je vais ajouter, mais ça me semble tout à fait jouable.
Les mouvements sont doux sans être trop fluides, pour moi c'est parfait*: le suivi à 450x est tout à fait possible, ça ne vibre pas.
Collimation*:
C'est bien plus facile qu'avec un GSO, pas besoin d'outil pour le secondaire et on peut collimater avec l’œil dans l'oculaire. La tringle aurait été légèrement plus longue ç'aurait été parfait.
La collimation ne bouge pas quand on change l'altitude et quand on manipule l'engin*: le point du laser est immobile durant les diverses manipulations.
Après remontage et démontage, les tubes étant marqués et replacés de manière identique, la collimation ne bouge quasiment pas.
Le porte oculaire est sérieux, doux, du même niveau que le GSO, rien à dire pour le prix
Les ventilateurs sont sérieux et je pense utile car il faut plus d'une heure pour la mise en température (en ce moment je passe le tube de 20° à 0° )
Observation*:
Première bonne surprise*: la binoculaire William Optic passe dès la barlow 1,6 x avec deux supports de filtres rallongeant d'environ 1 cm, alors que sur le GSO il fallait cette fois la barlow 2x avec la même astuce. Pour la binoculaire, j'utilise le réducteur rabaissé de Baader, qui fait également gagner quelques millimètres de backfocus.
La coma est acceptable sur l' UWAN 28, gênante sur l'UWAN 16 (j'avais le même problème avec le GSO) et légèrement perceptible sur les bords du Nagler 11. Je pense donc trouver un remplaçant à l' UWAN 16 plutôt que d'investir dans une correcteur de coma, on verra.
Le miroir*: à première vue, même niveau de qualité que le GSO, sur Jupiter ça semble diffuser tout autant, mais ça sera à confirmer. Depuis que j'ai l'habitude de regarder au club dans le 400 d'un collègue qui provient de chez F.Grière, ça rend difficile ;)
Il faut vraiment attendre pour que le miroir soit bien en température, ensuite, les étoiles sont bien piquées, l'araignée donne des aigrettes bien nettes, pas d astigmatisme. Pour le test sur étoile je n'ai pas eu les conditions suffisantes et ne suis pas un expert dans la lecture de l'intra / extra focale. Il m'a cependant semblé voir moins de différences que dans le GSO, tout m'a semblé très net, bien concentrique.
Premier bilan*:
1 – Explore Scientific ferait quelques efforts au niveau de la visserie, de la finition et proposerait une jupe ce serait le télescope parfait pour moi, même si légèrement plus cher.
2 - Le miroir est plus grand et pourtant on dispose de beaucoup plus de place dans la voiture, contrairement au GSO 300.
3 - Ma conclusion provisoire est qu'un télescope de 1000 euros de plus ne me ferait pas mieux voir le ciel. Les Sud Dobson, MF Dobson, Sumerian etc sont superbes, mais à ce prix disposent de miroirs équivalents à l'ES16.
4 - Par rapport au GSO 300, le niveau de qualité est équivalent sinon supérieur, en particulier au niveau de la base et de la stabilité.
Le cahier des charges est donc bien rempli en ce qui me concerne, j'espère lire d'autres retours d'expérience, afin de confirmer ou d'infirmer ces premières impressions.
Explore Scientific 400, premières impressions
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